Phillipe Kaltenbach, Maire de Clamart, Président de Clamart Habitat
a écrit récemment aux locataires à propos des expulsions locatives :
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Dans un tract alarmiste diffusé auprès des locataires de Clamart Habitat, l’opposition municipale réclame « l’arrêt immédiat des expulsions pendant un an ».
Profitant de la crise économique et financière qui secoue aujourd’hui notre pays, des membres de l’opposition municipale, dans une démarche aussi démagogique que politicienne, cherchent à effrayer les locataires de Clamart Habitat en laissant penser que toutes les familles en situation financière difficile risquent d’être expulsées de leur logement.
Je tiens à vous rassurer et à rétablir la vérité.
Depuis 2001 que je suis Maire et Président de Clamart Habitat, les services s’emploient quotidiennement à trouver des solutions avec les locataires qui éprouvent des difficultés financières.
Ainsi, chaque mois, des courriers de relance amiable sont envoyés. Ensuite, des solutions sont envisagées par le biais d’entretiens personnalisés pour la reprise des loyers, la mise en place de délais de paiement et l’étalement de la dette.
Si bien que les locataires de bonne foi trouvent des solutions avec Clamart Habitat pour le paiement des loyers et la régularisation de leur situation.
Pour autant, malheureusement, quelques situations abusives ne permettent pas de trouver une solution. Mais la procédure d’expulsion d’un locataire est rare et exceptionnelle, et n’intervient qu’après avoir épuisé toutes les tentatives de conciliation. Ainsi, chaque année, la procédure va à son terme pour seulement 3 ou 4 locataires (sur 3 700), et encore, à chaque fois, ceux-ci quittent leur logement d’eux-mêmes.
Quant aux motifs, ils ne sont pas uniquement liés à des difficultés financières.
Ces dernières années, la procédure a concerné les cas suivants :
- occupant vivant dans un logement sans droit ni titre (squatteur),
- occupant ayant des dettes importantes, malgré des ressources confortables (50 000 € par an),
- occupant cumulant dette de loyer et troubles de voisinage,
- occupant ayant transformé son logement en un lieu servant à un trafic de stupéfiant,
- occupant ayant déménagé en province en laissant une grosse dette,
- occupant n’ayant pas de contrat de location et ayant refusé d’aller dans un autre logement mieux adapté à la composition familiale de son foyer,
- occupant ayant sous-loué son logement à des personnes en situation irrégulière.
Vous le constatez, les locataires de bonne foi n’ont donc rien à craindre. En revanche, nous ne pouvons laisser des squatteurs s’installer en toute impunité ou permettre à des locataires ayant des revenus suffisants de ne pas régler leur loyer, car ce sont alors tous les autres qui paient pour eux.
Il est donc inutile de vouloir semer la panique par des tracts mensongers, surtout lorsque les auteurs sont des élus qui n’ont rien fait pour les habitants du Haut Clamart pendant des années.
Je tenais personnellement à rétablir la vérité et vous assurer que je continuerai de défendre les intérêts des habitants du Haut Clamart, comme je le fais depuis 2001.
Je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle, Monsieur, à l’assurance de mon fidèle dévouement.
Le Maire,
Président de Clamart Habitat
Philippe Kaltenbach

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